
En ce moment, je me sens... écrasée. Ecrasée entre des personnalitées trop imposantes, trop fortes, qui me font me sentir comme un insecte, un insecte assez misérable et sans intérêt. Quand on sait à quel point j'ai du mal à tenir sur mes deux jambes, on comprend assez vite que je me sente mal. Mais à vrai dire, personne ne le sait vraiment. Parce que je suis introverti ou trop bizarre, je ne sais pas, mais en tout cas c'est un fait.
Je suis con... je n'ai jamais réussie à me cerner moi même. J'oscille constament entre une terreur animale pour les gens et l'image que je renvois et mon propre orgueil. D'un côté, je dis fuck aux gens et je vis mes choix et mon élégance comme je l'entend. Ca vaut pour la vie quotidienne comme dans mes contacts sur internet et mon travail de modération. Je suis franche, directe. Jusqu'à présent je n'avais pas tellement compris ce qui poussait les gens à dire qu'ils ne savaient pas si c'était une qualité ou un défaut. Maintenant je sais. Je supporte mal d'être rejetée, jugée ou détestée parce que je dis les choses comme je les pense, parfois abruptement. Mais ça ne m'aide pas dans cette image que je désire renvoyer aux gens.
J'ai un besoin maladif d'être reconnue. C'est con. Très con. Et sans essayer de faire de la psychanalise de couloir, je suppose que c'est parce que j'ai été broyée depuis très petite par toute les personnes que j'ai rencontrée, enfants, adultes et famille. Je suis devenue aigrie et agressive. Ca m'est restée. Ca m'effraye de me dire que j'aurai pu rester un mouton si jamais mes parents n'avaient pas fait ce qu'ils ont fait.
Mon estime de moi a été détruite vite. Je ne l'ai jamais reconstruite. Par choix. Par peur. La peur d'être jugée "hautaine", "snob", "arrogante". Et ça me fait mal de me dire que je suis obligée de me dénigrer et de dénigrer ce que je fais, même quand je l'aime, simplement pour ne pas être cataloguée ainsi. Et ça ne marche pas toujours.
A quel point suis-je descendue pour être ainsi ? Aimer et détester ce que je fais ? Avoir envie de brûler et à la fois de faire lire ce que je fais ? J'ai souvent envie de pleurer. De hurler. Pour ce jugement. Cette obsession du jugement. Cette tare imbécile qui me détruit la vie.
Après en avoir finie après des années d'enfer, je me retrouve dans une position à peu près aussi agréable qu'une planche cloutée. Je me sens moins que rien. Je porte mes émotions en écharpe sans savoir les contrôler. Je peux faire des insomnies pendant des semaines pour un commentaire qui m'a fait culpabilisée, une dispute, un jugement trop hâtif. Je ne sais pas comment m'en défaire. Je n'ose jamais rien dire. Je me sens écrabouillée par les gens que j'aime et apprécie. Je n'arrive pas à me lier à des gens que je n'admire pas, comme je l'ai dit dans un autre article. Mais parfois, ces gens sont trop pour moi. Trop charismatique, trop intelligent, trop talentueux, trop tout. Ca me broie de nouveau. J'aime ces personnes. Profondément. Mais la peur revient.
Peur de ne pas dire ce qu'il faut. Peur d'être mal comprise. Peur d'être rejetée. Peur de se sentir inférieure. Peur de ne pas comprendre et de se tromper.
Je ne sais plus être sereine. Il y a toujours quelque chose pour me stresser... A part avec ma plus ancienne amie, je suis sur des charbons ardents avec tous les autres. Mes crises d'hystéries, d'angoisse et de nerfs sont terribles et la seule solution qu'on trouvé les gens jusqu'à présent, ç'a été de me foutre une paire de claque ou de m'étouffer à moitié jusqu'à ce que mes cris ne puissent plus sortir.
J'ai quittée un tunnel pour un autre. Un peu plus éclairé. Un peu moins étroit. Mais avec une angoisse très différente.
Au fond, je suis juste une gourde fragile atrophiée du sentiment. J'ai cette obsession de comprendre les gens qui me retombe trop souvent sur le coin du nez. C'est très facile de me blesser. Et très facile de me faire chuter...
Je suis à peu près aussi solide qu'un château de carte.
J'aimerai juste... un peu d'indulgence. Un peu d'amour. Un peu de soutien. Certaines personnes me l'offrent, et je les aime pour ça. Mais les gens qui comptent le plus pour moi ne le font pas, à une ou deux exceptions près... mais je ne veux pas leur dire. Toujours par peur.
C'est con aussi comment je peux me sentir heureuse pour un surnom. Quelqu'un que j'apprécie beaucoup m'en as donné un très beau. J'ai envie de pleurer à chaque fois que je lis. Parce que là, je me sens aimée. Pour moi. Réellement, simplement, et fondamentalement. C'est un soulagement immense.
J'ai du mal à me juger. Je ne veux pas me juger. Et inconsciemment je le fais. C'est une souffrance interne dont je n'ose pas parler car elle me semble bien désuète face à d'autres. Mais c'est douloureux de se détester pour être acceptée. Et parce que je méprise le fait d'être absolument satisfait de ce qu'on fait, je trash toujours mes propres travaux.
Mais trop.
De temps en temps, j'aimerai bien montrer ce que je fais à quelqu'un qui me dirait juste ce qu'il pense sans chercher de défauts ou de jugement négatifs. Juste dire "c'est joli, tu as fait un bon boulot" ou "Bravo, j'aime beaucoup, on sent que tu as travaillé dessus".
Pourquoi, pourquoi toujours chercher à me clouer sur un bouchon ? Si j'apprécie la pluparts des critiques, j'en accepte plus difficilement d'autres. Celle dont le seul but est de pointer les points négatifs. Sans jamais un mot gentil, ou presque. Juste les points faibles, qui détruisent tout le travail fait.
Des heures de travail réduits à néant par un commentaire...
Que je suis con...
Dans ma vie de tout les jours, c'est pareil. Je n'ai qu'une seule et véritable amie. Que je vois hélas trop peu... Et je ne me fais pas accepter. Je ne sais pas pourquoi. Et ça me vampirise.
Et puis que dire de ça, aussi. J'ai toujours méprisés les amours adolescents. Et puis on me trouvait moche, alors fuck. Pis j'en avais jamais trouvé qui me plaisent vraiment. Maudite que je suis...
Je suis tombée sur l'incarnation pure de tout mes fantasmes. Physique, mentaux et artistique. J'ai rejetée rapidement ce que je ressentais. Je n'ai jamais été amoureuse. Même petite. M'en foutais. Et Le voir a été comme me prendre un retour de bâton terrible. Six long mois à juste le regarder. L'observer. Penser. Rêver.
J'ai été totalement stupéfaite de découvrir que l'on pouvait rêver d'une personne que l'on apprécie énormément. Et que l'on pouvait rêver de choses que l'on désire terriblement. Ca a été épouvantable. Ca faisait trop mal.
Aujourd'hui, ça fais quatre mois que je ne l'ai plus vu et que j'ai osée dire qu'il me plaisait. Je reste obsédée par lui. J'ai son image collée à la rétine. Impossible de l'oublier. Impossible de le comparer. C'est lui que je veux. C'est lui qui me fascine.
C'est tellement... con. Je me méprise moi même en fait. Tellement je suis clichée. Peut-on aimer au lycée ? Peut-on réellement avoir un coup de foudre et une attirance totale et immédiate pour quelqu'un ? Je sais que oui, par une autre personne. Mais... ça fait... mal. Et c'est une énorme erreur.
Et j'ai du mal avec un autre aspect de mes sentiments. J'écris, ce n'est pas un secret. J'ai créée de nombreux personnages. Je les considère tous comme mes enfants, mes créations.
Sauf Azrayen.
Azrayen est comme un fantôme qui s'est matérialisée doucement dans un coin de moi. Comme s'il était indépendant. Comme si je ne le contrôlais pas.
Azrayen est l'incarnation à l'état le plus pur de... de ce que je suis. Et de ce que j'aime, adule, vénère. Il est l'état brut de mes plus profondes espérances et rêve.
Azrayen est mon grand amour. Que c'est con de dire ça. Mais c'est ça. Je tuerai pour qu'il soit vivant. C'est la seule fois où j'ai pleurée de douleur qu'un personnage fictif ne soit pas vivant. Parce qu'il est l'amour de ma vie. Il est l'absolu complément de moi. Il
est moi. Je ne savais pas que l'on pouvait aimer de façon aussi forte et douloureuse un personnage de fiction. Plus encore quand il est créé par sois. Je le connais par coeur. Il me connait par coeur. Parce qu'il est dans mon coeur, et dans mon âme.
Si je devais faire sortir de moi mon âme, elle prendrait la forme d'Azrayen. Mon Ange des Ténèbres...
"Je suis semblable à la flamme de la bougie, qui du fond de sa lampe se consume. Peu à peu, elle s'altère, elle décroit. Bientôt sa place reste vide et sa lumière expire pour ne laisser que les ténèbres..."
Tag : Image (c) Smashmethod
Musique : Somewhere - Within Temptation
Humeur : ...